La baie de St Tropez, le clocher jaune et rose, la régate de fin de saison, les modernes et les classiques.
J’aurais pu penser chantonner un refrain : quelque chose qu’on a déjà fait et qu’on se plait à refaire. Mais il n’a pas du tout été question de revivre. Les Voiles de St Tropez, je ne les avais alors encore jamais vécues. Je veux dire : de cette façon. Tout fut donc étrangement nouveau. Quand le regard ne se perd plus à chercher ses repères, il se fait caressant, il s’attarde, il s’aventure plus en avant. Quand on se dévêtit de la première impression pour goûter vraiment. Un an a passé. J’ai retrouvé Tuiga, Pen Duick VI, des visages familiers, des scènes déjà vues. Mais je ne cherchais plus à engloutir tout ce que je voyais, à saisir sur le vif, à revenir un peu lourde d’avoir voulu tout digérer d’un coup. Cette fois-ci, on s’arrête. Et pour la première fois, on regarde.
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