Suivi de la course la Transat 6,50 sur l’Esprit d’Equipe pour la premiere étape et sur Po-Pol pour la seconde, en tant que bateau accompagnateur.
La Rochelle – Madeira. 89 solitaires au départ, 89 à l’arrivée. Ce fut une grande descente sous spi et sous la lune jusqu’aux îles de l’Atlantique, jusqu’ à la marina de Funchal. Madeira – Salvador de Bahia. D’abord les Canaries en furie, pour ces petites coques de noix de 6 mètres 50. Au Cap Vert, une dizaine de bateaux ont du s’arrêter pour escale technique. Une alerte rouge et un Quentin hélitreuillé, les larmes pour des rêves qui s’envolent à l’orée d’autres abandons. La route n’a rien d’un désert. Nous avons croisé les caprices du Pot au Noir, si gris, poisseux et aux couchers de soleil rouges. L’équateur en signe de résurrection marque le début d’un long dernier bord de dix jours. Enfin la Terre les délivre, à moins que ce ne soit la mer, toujours, encore. Les arrivées se succèdent et à chaque fois la même : Caipirinha, musique du diable, nuit blanche, et jeté à l’eau, tous ensemble, tout ce petit monde qui vient de partager six semaines, jeté dans l’eau chaude du brésil au son d’un “tu as traversé l’Atlantique, mon ami”.
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