SUR LES ROUTES

01

Un départ d’une traite, une aile d’avion casse la ligne d’horizon, tout au bout la lune grossit. On part au début de l’hiver pour se retrouver au printemps, une nuit pour un changement de saison.

02

Avec une arrivée entre les débordements de la ville, je retrouve Buenos Aires.

03

Il est cinq heures du matin, la lumière pointe sur le haut plafond d’une chambre d’hôtel de style année trente.

04

On quitte la ville prendre l’air des routes. Sur chaque bord un autel « Gauchito » pour protéger les routards laisse traîner au vent ses tissus rouges et des bouteilles d’eau en plastique.

05

En bus, les longues heures qui traversent le continent.

06

Un Gaucho nostalgique a fait de son salon un musée.

07

Son fils et sa petite fille non loin de leur maison attendent que les chevaux trouvent leur chemin.

08

En voyage, une fin de journée à regarder derrière la vitre, immobile.

08A

Un couple de Chiloé dans leur baraque branquebalante sur piloti me regarde.

8b

La marée aussi, de ce côté-ci.

8c

Les pêcheurs discutent un dimanche après-midi, sous la pluie de Quemchi.

8d

Si on reprend la route c’est bien qu’elle nous parle.

8e

Les couleurs primaires pour égayer le gris de ce coin pluvieux du monde, à Puerto Montt.

8f

Les églises en bois colorés et leur cimetière bourré de fleurs en plastique, à chaque coin de rue, témoin de l’influence jésuite du XVIIe et XVIIIe siècle.

8j

Quemchi, en fin de journée.

8h

Le bleu d’un soir.

8k

Le jaune d’un matin.

8m

Le rouge des rues de Castro.