La langue du métal
Chili, décembre 2009

C’est à force de traîner sur les pontons des marinas qu’on côtoie d’autres mondes. Le môle des bateaux de pêche regorge de ces petits trésors, parchemin du temps dont l’écriture à même la tôle raconte des histoires veilles comme les débuts de nuit en mer et les aubes des retour les cales pleines. Cet univers où les embarcations se reproduisent jusqu’à déborder de la mer dort et s’éveille aux rythmes des lunes et des marchés. On y resterait des heures à caresser le temps et l’espace d’une paume toute émaillée d’éclats de peintures et de bout de rouille. Si les attaches laissent leur empreinte de sel et de chocs, la mer polit, dessine, livre une peinture douce.

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